Problèmes de démarrage pour les clients suisses d’EBICS

Dans nos précédents articles, nous nous étions déjà fait l’écho du lancement d’EBICS en Suisse. Certaines institutions bancaires proposent d’ores et déjà ce standard multibanque, alors que d’autres en sont encore à la phase de planification. L’accent ne se porte donc que lentement sur les entreprises qui souhaitent exploiter ces nouvelles interfaces – et donc sur les logiciels clients EBICS à mettre en œuvre.

Les résultats de la première enquête réalisée début 2014 auprès des développeurs de logiciels suisses sur le support d’EBICS dans leurs produits clients respectifs ont été très positifs. La plupart d’entre eux ont déjà implémenté le protocole EBICS et peuvent mettre en production des échanges avec les deux grandes banques. Pour simplifier l’activation de nouvelles interfaces, certaines solutions logicielles prévoient l’installation des profils EBICS spécifiques à chaque institution bancaire. Avant de commencer l’installation, le client choisit la banque avec laquelle il souhaite établir une liaison et le programme définit automatiquement les principaux paramètres de connexion et de configuration en fonction de ce choix (version,  nom de l’hôte, émetteur du certificat, types d’ordres supportés, URL, etc.).

Lorsque le client souhaite se connecter à une banque supplémentaire (qui vient d’ajouter EBICS à son offre par exemple), il a souvent besoin d’une nouvelle version logicielle contenant la configuration spécifique à celle-ci. Dès lors le paramétrage initialement si convivial se complexifie, car qui souhaite mettre à jour l’ensemble du logiciel uniquement dans le but d’ajouter une nouvelle liaison bancaire ? Une configuration qui permettrait aux clients d’introduire eux-mêmes les seuls paramètres EBICS nécessaires pour la nouvelle liaison semble à ce stade bien plus judicieuse.

Si  les développeurs facturent en plus des frais de mise à jour, l’on ne peut s’empêcher de penser qu’un problème trivial en soi devient un prétexte pour faire du profit sur le dos des clients. De fait, il appartient aux banques de recenser les solutions existantes et d’en informer les clients lorsqu’ils s’interrogent sur le meilleur logiciel EBICS à mettre en œuvre pour les échanges avec leurs banques.
Pour terminer, un dernier conseil aux développeurs suisses n’ayant pas encore implémenté le protocole EBICS: la configuration d’une nouvelle liaison EBICS ne doit pas devenir un acte de sorcellerie. Pour cela, il suffit de permettre au client de la paramétrer lui-même, par exemple via une boîte de dialogue. Et à ce sujet, je profite de l’occasion pour rappeler l’existence du module EBICS-Kernel développé par PPI (cf. modules logiciels sur le site de PPI), qui met à disposition l’ensemble des fonctionnalités d’EBICS sous forme de bibliothèque logicielle.

Carsten Miehling
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